Huit personnes sont à l’origine de la coopérative Champ Libre. Ce sont elles qui ont conçu et construit le projet de la vieille Chéchette. Selon les statuts de la coopérative, celle-ci « vise à développer et à encourager la cohésion sociale, la convivialité, l’esprit critique, l’engagement, l’émancipation, la solidarité, la culture politique, littéraire et musicale, les pratiques et réflexions autour d’une économie anticapitaliste et durable, l’interculturalité, l’intergénérationnel et enfin l’épanouissement de ses membres et utilisateur·rices, tout en privilégiant une approche locale ».

En tant que coopérative à finalité sociale, ce projet s’insère dans l’économie sociale et solidaire. Nous faisons ainsi le choix d’une économie qui replace l’humain au cœur des préoccupations économiques et qui porte des valeurs et principes comme la démocratie interne, le caractère collectif du capital, l’absence de rémunération de celui-ci, l’objectif d’intérêt général, la lutte contre les discriminations et la solidarité. L’activité économique devient un moyen au service d’un projet sociétal.

Champ libre, c’est le nom que s’est donné pendant ses 22 années d’existence une maison d’édition française qui publiait des ouvrages de critique sociale, des classiques d’auteur·rices politiques de gauche, de la littérature, de la poésie ou encore des ouvrages sur les avant-gardes artistiques.

A l’instar des éditions Maspero, Champ libre a exercé une influence non négligeable sur une certaine frange de la jeunesse des années 1970 et représente une inspiration pour nombre d’éditeur·rices indépendant·es. C’est une façon pour nous de lui rendre hommage.

Actuellement, autour de la vieille Chéchette, nous sommes 33 coopérateur·rices qui nous impliquons pour faire perdurer les valeurs initiales de la coopérative en faisant exister ce café-bouquinerie.